"BRINNESO Je trinque à la santé/ de mon aimée qui s'est mariée !/ Mes petites amies, qui y sont allées/ disent qu'elle ressemblait à une poupée.../ Et puis nous lui faisons un toast/ à la par nous défunte femme aimée./ Vin petit vin,/ si pour la femme le mâle est un jouet,/ j'ai été l'arlequin et le polichinelle.../ Mais je ris et danse,/ et je me fiche de ma belle,/ car à ces sottises je me suis fait un cal !.../ Avec le calice levé/ je compte toutes les larmes pleurées/ pour toi, doux et indigne objet aimé,/ qui t'es pris jeunesse et santé.../ Buvez, amis : c'est du vin de Procida.../ un autre verre, et on s'en va.../ Vin sincère,/ j'ai dit au cœur, à mon pauvre cœur :/ Pleure pour toi, car moi maintenant je suis gai...
Parce que, à cette heure,/ pendant que tu fais l'Othello, et te désespères,/ peut-être la demoiselle... est déjà... madame.../ Maintenant que je suis étourdi/ ne me laissez pas seul au milieu de la rue.../ Je vous ai fait amuser... je me suis dépensé.../ maintenant portez-moi chez ma mère./ Et à ma vieille, vous devez lui dire :/ « Ce cabri est ton fils. » – Et ainsi soit-il !.../ Petit vin pur,/ pendant que les époux sont cœur à cœur,/ quelle blague de se présenter dans le noir !.../ À la « madame »/ je lui dirais : N'aie pas peur.../ « Je suis un mort qui marche encore »./ Je veux moi aussi, en conclusion, trinquer aux amis afin qu'ils puissent saisir cet instant/ fugace et jouir de la vie et de ses plaisirs, en premier lieu du vin rouge à profusion/ baisers de belles femmes."

Libero Bovio

Écrivain • Italie • XIXe siècle

Toutes les citations

Créé par d'Araprì